ETAT DES LIEUX sur la MALADIE DE LYME

Introduction

La maladie de Lyme, tire son nom de la ville de Lyme (Connecticut, USA) où elle a pour la première fois été suspectée en 1975, lors d’une « épidémie » d’arthrite rhumatoïde juvénile. En 1981, la bactérie spirochète a été découverte et clairement identifiée dans le tube digestif d’une tique, par le Dr Willy Burgdorfer.
Il a déclaré qu’il considérait la bactérie spirochète comme particulièrement virulente.
Cette « maladie de Lyme » est une maladie infectieuse bactérienne classée parmi les «borrélioses». Elle évolue sur plusieurs années ou décennies et peut affecter divers organes et divers systèmes. La Borrélia burgdorferi est capable de se dissimuler derrière de nombreux symptômes. Un diagnostic sûr et précis devient donc difficile à poser…

ETAT DES LIEUX SUR LA MALADIE DE LYME
  • Une épidémie mondiale

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est en plein essor, non seulement en Europe et aux USA mais aussi en Alaska et au Canada.
Source : Wikipédia

une épidémie mondiale de la maladie de Lyme

Si l’on en croit le Docteur Jean-Pierre Willem, épidémiologiste de renom : « Présente dans 65 pays, la maladie de Lyme est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l’Homme dans l’hémisphère nord. »
Selon le CDC (Center for Disease Control, USA), elle a en 2009 dépassé le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) en incidence et elle est la 7ème maladie la plus déclarée aux États-Unis. Une étude de janvier 2014 suggère fortement une transmission par voie sexuelle, mais on manque de preuves scientifiques à ce sujet.
L’institut Pasteur évalue entre 12 000 et 15 000 le nombre de nouveaux cas par an.
Or pour les associations comme « Lyme Sans Frontières », ce chiffre est pourtant très en-deçà de la réalité, faute de tests diagnostiques fiables, de formation des médecins et d’information du public.
C’est ainsi qu’en Allemagne on recenserait 60 000 à 100 000 nouveaux cas par an, et selon le Dr Petra Hopf-Seidel
« Près de 800 000 Allemands seraient infectés. »

Regardez cette video en cliquant sur ce lien : Une épidémie qui fait froid dans le dos

Le diagnostic clinique et biologique de la maladie de Lyme est donc difficile, tant les symptômes sont multiples et variés.
Cette maladie amène effectivement de nombreux patients à se plaindre à la fois de troubles :
– Inflammatoires
– Neurologiques
– Musculaires
– Cutanés
– Articulaires…

  • Une bactérie mutante et résistante

    Il existe une centaine de souches de Borrelia découvertes à ce jour, dont une trentaine ont été étudiées, et cinq sont des pathogènes avérés pour l’humain. Un nombre significatif de souches n’ont pas encore été étudiées, et de nouvelles souches sont régulièrement découvertes. Les borrélies, sont des bactéries d’un genre très particulier. Ce sont des spirochètes, qui se caractérisent par une forme spiralée.
    Grâce à cette configuration et à leurs capacités motrices bidirectionnelles, elles sont capables de déjouer toutes les stratégies du système immunitaire.
    Elles sont capables de prendre une forme particulière, dite « forme L » : une stratégie redoutable propre aux bactéries les plus intelligentes qui leur permet de se cacher dans des kystes sphériques dans tous les tissus et tous les organes.
    De cette manière, elles échappent aux antibiotiques et aux globules blancs.
    On distingue aussi les formes kystiques qui sont présentes dans le plasma et les érythrocytes.
    Il existe même une forme « Cell Wall Deficient » (forme de Borrelia sans membrane). Cette bactérie a le pouvoir de pénétrer tous les tissus et organes du corps. Elle peut également se réfugier dans les articulations ou les os et affecter tous les systèmes, dont le système nerveux central, qu’elle affectionne particulièrement : il est alors question de neuroborréliose.

    une bactérie mutante et résistante

    Or, en fonction de l’espèce et de la souche de Borrelia à l’origine de la maladie ainsi que des coinfections, les symptômes peuvent s’avérer être très différents les uns des autres.
    Elles peuvent rester latentes et sont capables de se re-développer très agressivement après une phase d’apparente guérison.
    Il se peut que Borrelia soit porteuse d’une neuro-toxine. Même la barrière hémato-encéphalique n’est pas suffisante pour arrêter cette bactérie ni les toxines qu’elle produit et qui intoxiquent les malades à petit feu.
    De plus, elle est le seul organisme dans tout le monde animal connu à ne pas utiliser le fer pour sa croissance et duplication (le fer étant le ciment des protéines) : elle utilise le manganèse à la place.
    Lorsque le réflexe ferriprive est déclenché, Borrélia ne disparaît donc pas et on se retrouve anémié.

  • Des symptômes multiples et trompeurs

Il est avant tout fondamental de différencier la borréliose en phase aiguë survenue après une piqûre, se révélant être assez proche des symptômes de la grippe, de la borréliose chronique.
En cas de borréliose chronique, ces formes d’infection sont bien différentes, principalement en raison de son effet inhibiteur du système immunitaire, ainsi que de l’inflammation qu’elle provoque.
Dans ce cas l’infection par la Borrelia sera non seulement libre d’évoluer, mais elle ouvrira aussi la porte à d’autres pathogènes comme les bactéries, virus, protozoaires et autres parasites.
Lorsque les Borrelia agissent avec d’autres pathogènes, on parle alors de co-infections.
Bien que les symptômes de la borréliose de Lyme soient aussi nombreux que variés, on peut observer trois grandes catégories :
– La Lyme arthritique, qui atteint les articulations, cartilages et muscles.
– La Neuroborréliose, parfois appelée « neuro-lyme », qui atteint le système nerveux central.
– L’Acrodermatite Chronique Atrophiante ou ACA, qui atteint la peau et les muqueuses, y compris les muqueuses internes comme la muqueuse intestinale (Syndrome de l’intestin poreux).
Selon l’Association France Lyme les principaux symptômes de la maladie de Lyme sont :
Fatigue,
Asthénie profonde, avec ou sans relation avec des effort
Syndrome grippal, avec ou sans fièvre
Migraines

Difficulté de concentration, perte de mémoire, vertiges, confusion
– Douleurs articulaires
– Arthrites
– Paralysie faciale
– Engourdissement des membres, frissons, myalgies
– Tremblements des membres à l’effort, fasciculations
– Nuque raide
– Syndrome méningé
– Troubles du rythme cardiaque
– Douleurs le long des trajets nerveux
– EHS (électro-hyper sensibilité) … voir aussi plus de symptômes dans la liste de Burrascano )

  • Un dépistage difficile

Pour bien comprendre pourquoi les tests de dépistage proposés en France semblent parfois inadaptés, il faut avant tout savoir que leur seuil de détection est trop élevé, permettant ainsi de reconnaître seulement une minorité des personnes touchées.
Ainsi, sans le savoir, beaucoup de gens sont porteurs de la maladie pendant des années avant de pouvoir obtenir un diagnostic correct. Les symptômes sont d’ailleurs tellement variés, en fonction de la réponse immunitaire de chacun, que cela augmente encore la difficulté d’établir un diagnostic.

TEST DE DEPISTAGE DE LA MALADIE DE LYME

Comme nous l’expliquent les docteurs Dietrich Klinghardt et Richard Horowitz :
« Certains patients voient leur immunité s’effondrer, d’autres développent une immunité cellulaire sur-stimulée ou hyper-activée, provoquant une cascade auto-immune pouvant évoluer jusqu’aux maladies auto-immunes invalidantes. De façon générale, la borréliose chronique peut évoluer vers des problèmes articulaires, dermatologiques, cardiaques et neurologiques pouvant être invalidants et difficiles à traiter. »
Donc attention! une action modulatrice du système immunitaire est à privilégier surtout en cas d’hyperactivité immunitaire pour éviter une augmentation des symptômes.
Là où plus probablement se cache une borréliose, on a vite fait de diagnostiquer :
– Mononucléose
– Fibromyalgie
– Syndrome de fatigue chronique
– Syndrome thyroïdien d’Hashimoto
– Sclérose en plaque
– Spondylarthrite ankylosante
– Sclérose latérale amyotrophique
– Maladie d’Alzheimer
– Douleurs articulaires
– Polyarthrite rhumatoïde
– Lupus
– Cystite interstitielle
– Problèmes psychiatriques
– Autisme…
D’après le Dr COWDEN médecin spécialiste de la maladie de Lyme aux Etats Unis, la maladie de Lyme serait la cause de 425 pathologies médicales. https://www.nutramedix.ec/425-conditions
Pour diagnostiquer une maladie de Lyme, votre médecin traitant demandera sûrement des analyses de sang, particulièrement la sérologie de Lyme, afin de chercher des anticorps contre la Borrelia.
Cette méthode « globale » est sensée donner une réponse quantitative de l’ensemble des anticorps IgG ou IgM retrouvés dans le sang, mais ce test, appelé « ELISA », ne permet que de détecter la borréliose en phase aiguë, et non pas en phase chronique, ou latente.
Certains spécialistes estiment d’ailleurs que le taux de faux négatifs à ce test pourrait atteindre 55%. Donc si les résultats sérologiques sont concluants il y a de fortes chances pour que vous soyez atteint, mais s’ils sont négatifs, cela ne veut pas dire que la maladie n’est pas présente.

  • données Inquiétantes

De nouvelles données ont fait leur apparition. On a pris par exemple conscience que la tique, principale porteuse des bactéries, n’est finalement pas la seule dans la mesure où d’autres insectes se nourrissant de sang peuvent eux aussi transmettre cette maladie à l’humain.
On recense notamment :
– les araignées,
– les moustiques,
– les poux,
– les puces,
– les taons, aoûtats et quasiment tous les autres insectes macrophages.
Ainsi, c’est vraisemblablement une grande partie de la population qui peut être en contact avec l’une ou l’autre de ces espèces et non pas uniquement, comme on aurait pu le croire, uniquement ceux vivant à la campagne ou au contact d’animaux domestiques, bien qu’il soit connu que les chasseurs, les forestiers et les promeneurs en forêt soient souvent les plus atteints.
Par ailleurs, la présence d’un animal domestique à la maison augmenterait tout de même le risque d’environ 30% mais pas seulement, puisqu’il est arrivé à la bactérie de trouver refuge dans des steaks mal cuits.
On a également noté que même lorsque les symptômes n’apparaissent pas immédiatement, ils peuvent survenir des années voire des décennies après infection.
Enfin, les Borrelia sont en mesure de rester enkystées dans les cellules sanguines sans que l’on soit capable de les détecter, pouvant ainsi être transfusées chez une personne non porteuse et resurgir bien plus tard quand les conditions seront plus favorables à leur développement.
Ce qui, étant donnée la popularité des dons de sang et le manque de contrôles adaptés en la matière, pourrait probablement déboucher sur un nouveau scandale du sang contaminé. A suivre …

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